Un taxi nous attendait, en un peu plus de dix minutes nous voilà arrivé à "la maison", bien que pour moi ce terme ne s'associe pas encore avec Londres. Nous sommes dans la septième avenue, au numéro 624. Pourquoi cette rue est-elle si grande ? Hier encore j'habitais au 3 et je me retrouve aujourd'hui avec un chiffre inretenable. Je me monte les trois marches en pierres qui donne sur le péron qui offre la porte d'entrée en bois foncé. J'inspire avant de passer celle-ci. Bienvenue chez toi Stella. Par chance le camion des meubles est déjà arrivé et papa a du payé généreusement la compagnie de déménagement pour qu'ils mettent tout en place. Après tout maintenant on peut se le permettre vu que le nouveau job de mon père va "nous rendre la vie beaucoup plus facile" comme il dit si bien. Facile dans le sens financier peut-être, mais tout le reste ? Je respire calmement, il faut vraiment que j'arrête de m'appitoyer sur mon sort, de toutes façon on ne peut plus revenir en arrière.
Je regarde rapidement les pièces de la maison, elles sont plutôt agréables, ni trop grandes, ni trop petites, et la disposition était correcte. Je monte alors l'escalier du fond, il donne directement sur une porte noire, sans doute ma chambre. J'ouvre lentement celle-ci et me retrouve effectivement dans ma chambre où toute mes affaires sont là. Mon lit, mon bureau avec mon ordinateur, ma gigantesque armoires, ma bibliothèque ... rien de semble manquer, mais quelque chose me choque, tous les murs sont noirs. Entièrement recouvers de peinture noire, sans la moindre touche de clareté. Je pose mon sac, me jette sur mon lit le regard en l'air. Mon dieu, le plafond aussi est noir !
- Voilà tes dernières valises ma chérie, le reste de tes affaires sont encore dans les cartons dit mon père qui vennait d'entrer deux grosses valises à la main désignant le côté gauche de la chambre envahie de plusieurs boîtes en carton.
- Dis moi la fille qui vivait là avait des envies suicidaires ? demandai-je d'un ton naturel.
- Pourquoi ça ? me demande-t-il le regard perplèxe. Je désigne alors l'ensemble des murs ainsi que le plafond en faisant un cercle avec ma tête. Ah ça ! C'est vrai que c'est un peu ...
- Glauque ? Macabre ? Déprimant ? , sorti-je d'une traîte en lui coupant la parole. Il soupire légèrement.
- T'en fais pas, ça aller. Je suis sûr que tu vas vite t'intégrer ici, affirme-t-il en s'asseyant près de moi.
- Oui ... répondis-je en pensant tout le contraire.
- Il est déjà neuf heure constate-t-il en jettant un oeil à sa montre. Tu viens manger un morceau avant de te coucher ?
- Non merci, j'ai pas faim.
- Comme tu veux, dit mon père en haussant les épaules. N'oublie pas que tu vas au lycée demain, je me suis renseigné, le bus passe à huit heures au coin de la rue. Soit pas en retard le premier jour. ajoute-t-il en se levant et se dirigeant vers la porte.
- D'accord, bonne nuit.
Il m'attribua un faible sourire avant de sortir en fermant la porte derrière lui. Pourquoi fallait-il qu'il ait prévenu le lycée que j'arriverai dès demain ? Il n'aurait pas pu attendre un ou deux jours, le temps que je m'habitue à cette nouvelle vie ? Enfin bon, demain, après-demain ça revient au même, je vais bien devoir y aller dans ce lycée ! Je me lève, et prend mon téléphone portable que j'ai laissé dans mon sac. Au fond de cette chambre que j'avais encore du mal à appeller "ma chambre" se trouve une grande fenêtre devant laquelle il y a un rebord assez large. Je m'assois sur celui-ci et regarde par la fenêtre la nuit tombé. J'envoie un message à Lily.
je vais au lycée demain,
je t'appellerai pour te raconter.
Je pense fort à toi. I <3 U.
De violents accords de guitares électrique jaillissent de mon réveil me sortant de mon sommeil. Oh non pas déjà, j'ai l'impression de m'être endormi il y a dix minutes ! Les yeux fermés, je balance mon bras droit sur le côté cherchant à tâton le bouton off du réveil. Après l'avoir cherché pendant plusieurs seconde je l'éteind et replonge ma chambre dans le silence. Mes yeux étaient restés clos, et à cet instant j'espére de toutes mes forces qu'en les réouvrant je me retrouverais dans la maison qui avait toujours été mienne et que tout ça n'aurait été que songe. J'ouvre les yeux, ce plafond noir, ces murs noirs ... Aucuns doute je suis toujours à Londres. Je décide finalement à me lever, me prépare en vitesse attrapant les premiers vêtements que je trouve dans les cartons. Un jean gris, un tee-shirt et par dessus ma veste noire à étoiles. J'enfile mes converses et me précipite dans la rue pour prendre le bus.
"University William Shakespeare" indique de grandes lettres forgées sur le portail. Shakespeare, celui qui avait écrit l'une des plus belles histoires d'amour selon la plupart des gens. Je suis d'accord, mais pourquoi avoir fait mourir tous les personnages ? Depuis quand l'amour est une maladie mortelle ? Bref, j'avance suivant la foule d'élève et me retrouve dans un gigantesque hall d'entré. Je regarde de tous les côtés, une porte indique "administration", je m'y dirige. Après avoir été transporté de bureaux en bureaux, on me reçoit enfin au bureau numéro 8.
- Stella Jones ? C'est bien ça ? me demande la vieille femme à l'air autoritaire regardant ce qui devait être mon dossier.
- Oui.
- Jones, comme si ça suffisait pas on en a déjà cinq ici ! Ce nom est vraiment trop répendu dans ce pays ! bougonna-t-elle. Ca commençait bien, voilà qu'on me repprochait mon nom de famille ! Bon alors voilà votre badge, emploi du temps, carnet, dit-elle en posant sur le bureau chaque objet derrière son nom. Elle ouvrit un placard derrière elle et me fit signe de m'approcher, ce que je fis. Alors les livres, ronchonne-t-elle. Elle les sort un à un les posant dans mes bras brutalement dans mes bras en les énumérant au fur et à mesure. Histoire, Géographie, Mathématiques, Anglais, Espagnol, Philosophie, Biologie, Economie. Mes bras tremblent sous le poids des livres qui me cachent à présent la vue. Par contre je suis désolée mais nous n'avons plus de casier disponibles. Bonne journée, ajoute-t-elle avant de m'expédier par la porte.
Effroyable bonne femme, j'espère la revoir le plus tard possible, si possible de pas la revoir du tout ! J'avançais doucement, tous mes livres en main cherchant ma salle de cours. Je la trouve enfin au fond d'un couloir dont les murs abordent une peinture bleue ciel. J'inspire puis frappe trois coups à la porte avant de rentrer.
- Bonjour, dis-je m'approchant du bureau tendant au professeur la feuille qui me présentait comme nouvelle élève.
- Ah bien. S'il vous plaît ! adresse-t-elle à sa classe, je vois alors toutes ces têtes tournées vers moi, rien de plus angoissant ! Nous avons une nouvelle élève, Stella Jones. Une parente de Danny peut-être ? ajoute-t-elle à mon adresse.
- Euh non, répondis-je sans avoir la moindre idée de ce qu'elle voulait dire.
- D'accord, et bien nous aurons à présent deux Jones dans cette classe. Je compte sur vous pour l'aider à s'intégrer le mieux possible, tu peux aller t'assoir, affirme-t-elle désignant les places du font innocupées.
Merci pour tous ces commentaires qui sont très encourageant :)
Ca me fait très plaisir. Bisous.
(le stress du bac commence à me monter au cerveau !)
