Chapter 35 - " C'est Ca Qui Nous Différencie Des Autres "

Chapter 35 - " C'est Ca Qui Nous Différencie Des Autres "
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Je reste là en plein milieux de la scène, tous les yeux fixés sur moi, attendant quelque chose de ma part. Je ne sais plus le moindre mot, c'est trop tard. A cet instant précis je voudrais disparaître, m'envoler dans un éclat de fumée ou devenir aussi transparente qu'une vitre, qu'importe, du moment que je me retrouve loin de tous ces regards. J'attend immobile, pendant quelques instants, sûrement très courts mais qui paraîssent pourtant être les plus long que je n'ai jamais vécu. Tout d'un coup Tom se lève brusquement du siège qu'il occupait au premier rang, et grimpe à tout allure les quelques marches pour accéder à la scène. Il me rejoint aussitôt, dirige le micro vers sa bouche et chante.

- And I wish to you joy, and happiness, le pianiste prit de cours reprend la mélodie, tandis que Danny, Dougie et Harry accoure vers la scène également. But above all this, I wish to you love.

Les trois se placent en arc de cercle derrière nous, et Tom me retant le micro dans un sourire un coin pour me redonner la confiance qui s'est envolé quelques minutes plutôt. Je reprend donc le dernier refrain.

- And I... Will always love youuu, la main de Tom glisse le long de mon bras et s'enlace discrétement à la mienne, I... Will always love you, à présent les garçons chantent derrière moi, ce qui donne un effet de choeurs I, will always love you... I will always, love, you. I will always, looove youuu.

Des applaudissement résonnent, et j'entend Clo' crier. Je ne saurai pas vraiment dire s'ils sont nombreux ou pas, forts ou pas ... En fait à ce moment précis je me sens envahi d'un soulagement, et surtout heureuse de les savoir tous les quatres auprès de moi.

- Ils n'avaient pas le droit ! s'écrit une voix.

C'est le leader du groupe Blue Fire, il monte sur scène et est rejoint par les autres membres du groupes avant de reprendre sa polémique.

- Ils n'avaient pas le droit ! Ils n'ont pas respecter les règles ! Vous aviez dis que c'était un solo, aucun accompagnement ! s'énerve-t-il en s'en prennant au jury.

Le batteur du groupe adverse me regarde avec tant de haine, j'ai l'impression que s'il le pouvait il m'aurait déjà envoyer une baffe en plein dans la tête ! J'essaye de détourner la tête mais son regard est vraiment pesant, j'ai l'impression d'avoir commis un crime !

- Calmez-vous ! lance la femme du jury en se levant.
- Mais enfin ils n'avaient pas le droit de l'aider, c'est de la triche ! s'entête-t-il. Tom prent alors le micro dans ses mains, le portant à ses lèvres. Les brouhahas de la salle s'évanouir.
- Dans cette dernière épreuve, le but en lui-même n'était pas un solo, mais une situation imprévue, annonce-t-il. Et bien voilà ce que fais McFly dans une situation imprévue ! Ca s'appelle la solidarité. Si l'un de nous en un soucis ou un problème quelconque sur scène, on ne le laissera pas seul, on fera tout pour l'aider, et quitte à prendre un risque, on le prendra ensemble. Parce qu'avant de faire de la musique on est un groupe, on entretien un véritable lien d'amitié et on sera toujours là les uns pour les autres, quoi qu'il arrive. On accepte la défaite, biensûr, mais si on tombe, on tombe ensemble, et c'est ensemble qu'on se relèvera.

Après cet émouvant discours un silence complet s'installa dans la salle. Quand soudain, dans le fond un homme se leva et applaudi. Et un un cours instant tout le monde se met à l'imiter. La salle entière est debout, applaudissant les paroles de Tom, applaudissant simplement notre belle solidarité. Harry et Dougie viennent à la gauche de Tom, Danny à ma droite, et nous nous tennons tous, les bras posés sur les épaules du voisin. Je sourie, parce que je me rend compte que le plus important finalement n'est pas la victoire, puisque la véritable victoire on l'a déjà gagné, on est un groupe dans lesquel on entretient les plus belles relations humaines qu'il soit. Ce qu'on vit, ce qu'on partage, on le fait ensemble, et c'est ça le plus important. C'est ça qui nous différencie des autres, notre authenticité. Nous nous laissons bercer par les applaudissements, ce qui a le don d'agacer les Blue Fire davantage qu'ils ne le sont déjà. La présidente du jury monte alors sur scène un trophée dans les mains.

- S'il vous plaît, lance-t-elle à l'assemblée afin de récolter le silence. C'est le moment de désigner le groupe vainqueur. Ce fut là un discours très touchant, annonce-t-elle à Tom, mais de toutes façon notre décision était déjà prise. Un des solos était nettement meilleur à l'autre.

Cette phrase est clair, et signifie ce qu'elle doit signifier. Il faut parfois savoir s'avouer vaincu, une pointe de déception me gagne tout de même, j'aurais aimé que l'on gagne, j'aurais aimé faire gagné les garçons.

- Le groupe remportant le titre et qui pourra donc signer un contrat pour jouer dans les cafés côtés de Londres est ... MCFLY !!!

Je n'en crois pas mes oreilles, une vague d'acclamation se fait entendre du public, et je distingue clairement Clo' hurler comme un dérintée ! C'est nous, c'est bien nous ! Danny me sert contre lui, puis nous sommes rapidement rejoint par les trois autres. Il serait impossible de décrire l'état dans lequel je me trouve. Un mélange de satisfaction extrème, de surprise, de fièreté, de bonheur ... C'est tout simplement incroyable.
Après cette dose d'exitation et de bonheur qu'on nous a injecté, nous sommes tous rentré chez les garçons. Malgré tout, nous sommes épuisé. En rentrant je me jette dans le canapé, suivi rapidement de Tom et Harry. Dougie lui n'a pas quitté le trophée des mains, et le pose un peu partout dans la pièce, le reprennant aussitôt pour le mettre ailleurs, afin de trouver qu'elle place serait la mieux approprié à cette récompense.

- Mais tu vas le poser ce truc ! s'exclame Danny, le suivant des yeux.
- Faut trouver un endroit où on le voit bien, il faut que ce soit la première chose qu'on voit en entrant ! répond-t-il.
- Pose le sur le paillasson, affirme Harry d'un ton neutre.

Après quelques hésitations, et Dougie ayant finalement décidé de posé le trophée sur le meuble d'entrée nous allons tous nous coucher. Tom est déjà installé sous les couvertures tandis que je fini d'enlever mon collier et mes boucles d'oreilles. Puis je le rejoint enfin, me serrant contre lui.

- Tu as été extraordinaire ce soir, m'annonce-t-il.
- Tu rigoles ? J'ai eu un trou noir et je me suis stoppé net devant tout un public ! lui rapelle-je.
- C'est rien ça, affirme-t-il calmement.
- Tu trouves que c'est rien ? répond-je étonnée. Tom j'ai faillis tout faire rater ...
- Non c'est faux, au contraire, c'est grâce à toi qu'on a gagné. Tu ne te souviens pas de ce que la présidente du jury a dit avant d'annoncer les vainqueurs ? "Notre décision était déjà prise, un des solos était nettement meilleur à l'autre".

Je ne répond rien. Je me souviens bien de cette phrase, mais pourtant au moment où elle a été prononcé je ne me suis pas arrêté sur son sens. Je n'ai pas réalisé ce qu'elle signifiait, elle m'a semblé glisser dans un flux de paroles comme n'importe qu'elle autre phrase. Je souris légèrement.

- Tu vois, répond Tom comme s'il voit que je viens seulement de réaliser.
- Merci quand même pour ce que tu as fais.

Il ne me répond que par un bisou sur le coin des lèvres, et me chuchote un "bonne nuit" à l'oreille. Le lendemain je me réveille après avoir passé une très bonne nuit, prend un petit déjeuné fraîchement préparé ou plutôt acheté par Harry et passe une bonne partie de la matinée avec eux. En début d'après-midi je rentre chez moi afin d'avancer tout de même un peu mes devoirs. J'enfonce la clé dans la porte d'entrée, mais la poignée s'abaisse d'elle-même. Je rentre, mon père se trouve face à moi, et la joie que j'éprouvais auparavant à la vue de son retour se dissipe en moi pour laisser place à l'agacement, je lui en voulait, et je lui en veux toujours.

- Tiens t'es déjà rentré, lance-je ironiquement en passant mon chemin et jettant ma veste sur le dossier d'une chaise.
- Je ne pensais pas que tu réagirai comme ça Stella ... Je me retourne vers lui, exédée.
- Mais tu croyais que je réagirai comment ? rétorque-je. Tu m'avais fais une promesse Papa !
- Promesse que j'ai finalement réussi à tenir, et toi tu m'as complètement ignoré jusqu'au lendemain ! Je ne comprend plus bien.
- Comment ça ? demande-je perplèxe.
- J'étais là hier Stella, j'ai planté tous mes rendez-vous et je suis arrivé à Londres juste à temps pour te voir. Je t'ai trouvé vraiment géniale tu sais, je ne savais pas que tu étais si talentueuse, et je suis content de voir que tu as réussi à te trouver de vrais amis ici.

Comme un flash-back, tout me revient alors. Je me revois sur scène avec les garçons, Tom a parlé de notre solidarité, et un homme dans le fond s'est levé, il a été le premier à applaudir et c'est grâce à lui que tout le reste de la salle à suivi. Je le revois, je réalise que cet homme je le connaissais, cet homme c'était mon père.



Arf' pitoyable. J'avais dis au chapitre précédent que je me rattraperai au prochain
mais en fait j'suis pas du tout satisfaite de ce que j'ai fais ><'. Alors cette fois ne vous
inquiètez pas les rebondissements arrivent au prochain ! (pour de vrai cette fois ^^).
Et je suis désolée pour le temps que ça prend, mais j'ai une raison très simple, ça se résume à :
un partiel de maths, un exposé de psychologie, une enquète sociologique, une présentation
informatique et exposé d'histoire des sciences.
Voilà mes raisons sont valables ? x). Bref, à bientôt.
Bisous <3

Edit. : Comme l'a si bien fais remarquer Elodie, on pourrait renommé Skyblog en SkyBUG !
Puisque j'ai voulu prévenir de ma suite, et évidemment j'ai pas pu finir, mon pc se bloque, il ne
veut plus ouvrir les fenêtres, il y a des trucs qui disparaissent --' Génial quoi ><'.
Donc si j'ai le temps je préviendrai les victimes de mon bugage demain, désolée.

# Posté le lundi 06 octobre 2008 15:38

Modifié le dimanche 19 octobre 2008 09:49

Chapter 36 - " Je Croyais Que Tu Me Connaissais "

Chapter 36 - " Je Croyais Que Tu Me Connaissais "
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Biensûr je suis contente que mon père soit finalement venu me voir et ai tout fait pour tenir sa promesse. Seulement la culpabilité me ronge. Je lui en ai tellement voulue, j'ai été si vexante, voir blessante. Quelle fille dois-je être pour répondre ainsi à son père ?

- Je ... Je ne savais pas, répond-je finalement perturbée.
- J'ai laissé un message ici vu que tu avais éteind ton portable, m'explique-t-il. Tu ne l'as pas eu ?
- Non, je ... je ne suis pas repasser à la maison.

Je tourne les yeux vers le meuble où est posé le téléphone. Le cadran affiche effectivement un message vocal suivi de l'heure à laquelle il a été laissé. 18:57, ces nombres m'évoquent brièvement quelque chose.

- Bon je ne vais pas tarder à y aller, j'ai d'autres rendez-vous de prévu, reprend mon père, mais à Londres cette fois, ajoute-t-il. Je serais rentré dans la soirée, on mange ensemble ?
- Oui biensûr, répond-je simplement.
- Bien, alors à ce soir, dit-il en m'embrassant sur la tête.
- Papa attends, le rattrape-je. Il se retourne. Je suis désolée, je n'aurais pas du réagir comme ça, si j'avais su que tu étais venue quand même ...
- C'est rien, me coupe-t-il. T'en fais pas, c'est moi qui ai eu tord de privilégier mon travail avant toi.

Il m'adresse un dernier sourire avant de partir et refermer la porte derrière lui. Je monte dans ma chambre, me munit de mon livre de géographie, d'une feuille et d'un crayon, puis m'assois en tailleur sur mon lit pour commencer mon devoir. Une heure plus tard j'ai peu avancé, le temps défile, et ma feuille n'est rempli que de quelques lignes seulement, mais je n'arrive pas à me concentré, mon esprit est ailleurs. Je repense à mon père, aux sentiments qu'il a pu éprouver hier soir en pensant que je l'avais totalement ignoré, que je n'étais pas passé le voir, et que je n'avais même pas dormi à la maison sans lui laisser la moindre nouvelle. J'ai du terriblement le décevoir. Surtout que même s'il prétend le contraire, je sais qu'en réalité, mon père ne s'est toujours pas réellement remis du départ de sa femme en pleine lune de miel, le trompant, et l'abandonnant pour toujours avec leur enfant. Il n'a jamais vraiment eu aucun amis sur qui il puisse vraiment compter, les seules relations qu'il entretient ce sont celles avec ses collègues. Tout ce qui lui reste, c'est moi. Comment ai-je pu être aussi égoïste ? Je dépose ma feuille à côté de moi et dévale les escaliers pour aller écouter ce fameux messages qu'il a laissé hier. J'appuie sur le bouton correspondant, sa voix s'élève du haut parleur. "Stella ? Stella tu es là ? Je sais que tu n'as pas vraiment envie de me parler, mais c'est pour te dire que je suis à l'aéroport, mon avion va bientôt arriver, et si tout se passe bien je serai rentré à Londres à temps pour te voir chanter. J'espère que tu ne m'en voudra pas de ne pas avoir pris cette décision plus tôt, mais je ferais tout pour te soutenir, et sache que je suis très fier de toi. Alors à ce soir, bisous.". La culpabilité m'envahit de plus en plus, je m'en veux tellement. On frappe à la porte. Je respire un grand coup pour ravaler les larmes qui commence à me monter aux yeux, puis ouvre la porte. Tom se trouve face à moi, un collier dans les mains.

- Tiens tu l'as oublié dans ma chambre, annonce-t-il en me le tendant. Ca ne va pas ? constate-t-il alors. Je le fais entrer, referme la porte puis lui prend le collier des mains.
- Mon père est rentré, explique-je, il était déjà là hier, il est venu au concours, mais je ne le savais pas, poursuis-je la voix pleine de remords.
- Ah oui c'est vrai, il a laissé un message.
- Comment tu le sais ? demande-je en froncant légèrement les sourcils.
- Hier soir quand j'ai été te chercher tes vêtements le téléphone a sonné, je n'ai pas osé répondre, mais j'ai entendu le message que ton père a laisser, dit Tom.

Je me souviens alors pourquoi l'heure de 18:57 me parlait. C'est l'heure exact que j'ai vu sur le réveil en attendant sagement que Tom me ramène mes affaires.

- J'ai oublié de te le dire, ajoute-t-il. Je reçois comme un coup de massue en plein sur la tête.
- Tu as oublié de me le dire ? répète-je doucement essayant de me persuader que j'ai mal compris.
- Oui ... Désolé ... Apparement non, j'ai bien compris, ce qui me fait hausser le ton.
- Mais Tom enfin comment t'as pu oublier de me dire ça ?! Tu savais à quel point c'était important d'avoir le soutient de mon père ! Je lui en voulais beaucoup de ne pas être venu, et c'est sûrement ça qui m'a fait avoir ce blocage sur scène !
- Pardon, je ...
- Tu sais je n'ai pas eu la chance d'avoir une vie de famille comme la tienne entourée de deux parents, de frères et soeurs. Mon père m'a élevé seul ! Il a tout sacrifié pour m'offrir une éducation comme celle des autres enfants, il a joué le rôle de père autant que celui de mère ! m'énerve-je. Et jamais je ne l'ai remercié de tout ce qu'il a fait pour moi ! m'exède-je, sentant la colère monté en moi. Hier j'ai été odieuse avec lui, je lui ai fais beaucoup de peine alors qu'en fait il était là ! Et toi tu le savais et tu ne m'as rien dis ... ajoute-je en calmant mon ton sur cette dernière phrase. J'attend un peu mais il ne répond rien, probablement parce qu'il n'y a rien à répondre. Je croyais que tu me connaissais, dis-je finalement déçue.
- Stella ...
- J'ai des devoirs à finir Tom. Et c'est pas la peine de venir me chercher demain, je prendrais le bus avec Clo'.
- Je vois, rétorque-t-il d'un ton neutre.

Il n'ajoute rien, puis se retourne et prend la porte. Je reste plantée là un instant, réfléchissant à ce que je viens de faire. Je pourrai m'en vouloir compte tenu de tout ce qu'il a fait pour moi, mais là Tom m'a déçu, réellement déçu. C'est la première fois depuis que je le connais qu'il me déçoit. En temps que Psycho-Boy du moins, puisque nous avions décidé de tirer un trait sur notre période de tension, mais là, contre ma volonté cette période re-surgit. Je n'arrive plus à me contrôlé, tout ce bouscule dans ma tête, ce qui me parraissait évident il y a quelques temps me parraît si compliqué à présent.



Voilà enfiiin la suite comme promis ! Désolée encore pour tout ce temps ><
Après avoir supprimé les 122 fichiers corrompus (still wanna stay corrupted ... --'),
mon ordi va mieux, merci de vous être inquiété pour lui :D
J'ai pu finir mon dossier informatique, mais évidemment, comme on dit ...
Quand y en a plus, y en a encore ! >< Voilà j'vous fais des bisous.

# Posté le samedi 01 novembre 2008 09:42

Modifié le dimanche 09 novembre 2008 12:08

Chapter 37 - " Le Principal Est Là "

Chapter 37 - " Le Principal Est Là  "
Le lendemain matin le réveil est difficile, j'ai très peu dormi étant donné que j'ai passé la moitié de la nuit à me poser mille et une questions, et à me retourner le cerveau dans tous les sens. Je suis complètement perdue, je ne sais plus ce que je pense, je ne sais plus ce que je veux. Je me lève donc péniblement, fille sous la douche, enfile en slim gris, et un grand sweat à capuche noir. Je descend les escaliers en toutes hâte, enfile mes converses, attrape sac et clé dans une même main puis marche d'un pas rapide vers l'arrêt de bus en rabatant ma capuche sur la tête afin de dissimuler un peu mon visage cerné. Une fois le bus arrivé à l'arrêt, je monte dedans, puis me dirige vers le fond où je rejoint Clo' qui y est toujours assise à la même place. Lorsqu'elle me voit arrivé elle retire son sac de son siège voisin pour que je puisse m'y asseoir.

- Qu'est-ce que tu fais là ? me demande-t-elle.
- Ben je vais au lycée, répond-je sur un ton que je m'efforce d'être naturel.
- Stella t'as très bien compris ce que je veux dire ! me réprime-t-elle. Depuis bientôt deux mois, c'est à dire depuis que tu sors officiellement avec Tom, tous les matins tu vas au lycée dans sa voiture !
- Et alors ? rétorque-je froidement. Je n'ai pas le droit de prendre le bus ?
- Qu'est-ce que s'est passé ? demande alors Clo' timidement.
- On s'est disputé. Enfin non, en fait je me suis disputé avec lui, reprend-je en insistant sur le "je", lui il m'a laissé m'emporter sans quasiment rien répondre.
- A propos de quoi ? me questionne Clo'.
Je lui raconte alors en détail l'épisode d'hier soir, en lui expliquant qu'en réalité mon père se trouvait dans la salle le soir du concours.
- Ah... dit simplement Clo' sûrement de peur de dire quelque chose qui peut davantage me vexer vu l'état dans lequel je me trouve.
- Bon écoute on en parle à midi, j'ai besoin d'un avis extérieur, dis-je lorsque le bus arrive à destination. On se retrouve à la table de d'habitude ?
- Ok, à tout à l'heure, répondit-elle lorsque nos chemins se séparent.

Je monte les escaliers puis arrive devant la salle de cours. L'avantage de prendre le bus, c'est que j'arrive plus tôt. Ce n'est pas un avantage dans le sens que je suis pressé d'arriver en cours, ça non sûrement pas, mais au moins j'arrive avant les garçons, et donc avant Tom. Une fois la salle ouverte, je m'engouffre à l'intérieur et va m'assoir à mon habituelle table du fond. Quelques minutes plus tard rentre Danny, suivit de Tom. Je baisse la tête, faisant semblant d'être soudainement très inspiré par mon cours d'économie, bien qu'il y ai très peu de chance pour que quiconque ne me croît. Le cours se déroule normalement, de temps à autre Tom se retourne pour me jetter un coup d'oeil, mais je détourne immédiatement le regard dès que je le vois bouger. En fait j'ai peur de croiser son regard, depuis le jour où j'ai rencontrer Psycho-Boy ces yeux me font un effet inimaginable, m'hypnotise, me manipule presque.

- Psst, chuchote tout d'un coup la voix de Danny. Je tourne la tête vers lui sans émettre un mot. Ca va ?
- Je ne sais pas, lui répond-je après avoir hésité un moment.
- Ecoute Stella ... commene-t-il.
- Danny, l'interrompe-je, je n'ai vraiment pas envie d'en parler maintenant. Il laisse s'échapper un léger soupir.
- D'accord, mais ne soit pas trop dur. Ni avec lui ... ni avec toi.

Je détourne la tête pour la poser à nouveau sur ma feuille de cours. Je saisi un crayon et commence à griffoner quelques étoiles dans la marge en réfléchissant à la phrase de Danny. Ni avec lui, ni avec toi. Danny ne dit rien au hasard, peut-être que je suis trop dur avec Tom ... Mais avec moi ? En quoi suis-je dur avec moi ? Je réfléchi durant plusieurs minutes sans même m'en rendre compte, puis au bout d'un moment je regarde ma marge à présent remplie de petites étoiles dessinées au crayon de papier, et instinctivement me vient l'image de Tom, de son tatouage sur le torse, une étoile également. Quoi que je fasse, quoi je pense, je le vois partout. A la pause du midi je quitte vite la salle de cours pour rejoindre Clo' à notre table habituelle. Je m'assois sur le banc et m'avachis sur la table.

- C'est vraiment pas la grande forme, constate Clo'.
- Je ne sais plus où j'en suis ! me lamente-je. C'est comme si hier j'avais eu un déclic qui m'a rendu cette histoire si compliquée. Je ne sais plus ... répéte-je.
- Tu ne crois pas que c'est toi qui complique les choses ? demande-t-elle timidement.
- Mais Clo' on se détestait ! balance-je en augmentant le ton. Il n'y a pas si longtemps de ça on ne pouvait littéralement pas se voir ! Comment c'est possible maintenant que je sois amoureuse d'un type que je haïssais ?! m'énerve-je.
- Tu vois ... déclare Clo'. Tu le dis toi même, tu es amoureuse de lui.
- Et alors ?! m'exclame-je en balançant mes bras de chaque côté.
- Et alors c'est le plus important non ?! s'emaballe-t-elle. Il t'aime, et tu l'aime. Tu ne crois pas que ça suffit ? Pourquoi tu continues à te prendre la tête pour des choses insignifiantes alors que le principal est là !

Elle marque un point. Clo' n'est pas le genre de fille à mentir où faire des sous-entendu pour faire plaisir à ses amis. Quand elle pense quelque chose, elle le dit franchement, que ça plaise ou non, que ça blesse ou non. Et parfois lorsqu'elle m'envoie en pleine face des phrases aussi direct, il m'est impossible de contredire.

- Depuis qu'on est ensemble il ne me l'a jamais dit, dis-je au bout d'un moment voyant que Clo' attendait que je réponde.
- C'est pas pour entend qu'il ne le pense pas ! s'exclame-t-elle. Toi non plus tu ne lui as jamais dis en face, et pourtant tu l'aime. Il est comme toi Stella, lui aussi il a peur.
- Je n'ai pas peur ... lance-je peu convainquante.
- Biensûr que si ! Arrête de te voiler la face ! Tu as peur parce que la relation que t'avais avec lui avant est au contraire de celle que vous avez maintenant ! Mais celle que tu avais à travers internet, c'est la même Stella ! Laisse le passé au passé ! Pourquoi est-ce que tu veux ramener ça au présent ?

Sans que je m'en rende compte une unique larme s'est échappé de mon oeil, et coule à présent le long de ma joue droite. Parfois la vérité fait mal. Le problème en fait c'est moi. Clo' m'attrape la main, à ce moment peut-être s'en veut-elle d'être aussi franche.

- Stella je ne dis pas ça pour te faire tu mal tu sais, mais ...
- Je sais. Ne t'en fais pas, répond-je en essuyant d'un revers de manche ma larme. Ecoute, reprend-je précipitament, je vais y aller, je n'ai pas cours cette après-midi vu que le prof de maths est absent, hallelujah, donc je vais faire un tour pour mettre mes idées aux clair, j'en ai besoin. A demain, ajoute-je en lui déposant un bisou sur la joue, attrapant mon sac et filant.

Je sors du lycée aussi hâtivement que j'y suis entrer, prend mon ipod, enfonce les écouteurs dans mes oreilles, et marche le long des rues sans vraiment avoir d'itinéraire, me laissant guider là où mes jambes me conduiront. Ma tête est remplie de théories et de points de vue. Celui de Danny, celui de Clo', j'essaye d'imaginer celui de Tom et je cherche désespérément le mien. La simplicité n'existe pas chez moi. Pourquoi tout m'est toujours si compliqué ?



Je sais à chaque fois je m'excuse du retard, à chaque fois je dis qu'après ça sera plus rapide, et à chaque fois je suis encore en retard --'
Donc cette fois je ne vous promets pas que la suite arrivera vite, mais quoi qu'il arrive, elle arrivera :)
Voilà, je vous poste cette suite pour occuper le week-end, moi je le passe à Amiens avec Elodie !
Et en plus j'étais déjà avec elle dimanche dernier ... Au concert de Simple Plan :D
Et là Elo' va encore dire que je ne me sens plus avec ça, mais faut que je vous le dise ...
Vous savez que Pierre Bouvier, le chanteur de Simple Plan, est mon ami ?! Si c'est vrai, il l'a annoncé pendant le concert :D

# Posté le mercredi 12 novembre 2008 04:46

Modifié le jeudi 27 novembre 2008 15:46